Restitution de l'atelier du 6 janvier
Un atelier à Antibes, c'est, en ce début d'année, tellement bienvenu !
Je quitte Paris sous la neige et, bien au chaud dans le train, je traverse des paysages d'hiver magnifiques...


... mais qui donnent de furieuses envies de Sud !
Et après 5 heures et des brouettes, m'y voilà :



Le lendemain, je retrouve Marine, mon éditrice, qui – grande première ! – m'accompagne en classe. J'ai hâte qu'elle découvre les ateliers Plumes Bleues, l'énergie et l'imagination des enfants. Difficile d'en rendre compte par écrit, il faut vraiment y être pour y croire !
L'école Sainte Marie est située dans le cœur vibrant d'Antibes, tout près de la mer. Regardez plutôt :


Oui, ça fait rêver et moi, tout comme Charles, je chante :
🎶Emmenez-moi / Au bout de la terre / Emmenez-moi / Au pays des merveilles...🎶
Marine et moi toquons à la porte et nous entrons à Sainte Marie où les CP nous attendent. Camille, la maîtresse, nous prévient : « Vous verrez, ils sont très impatients ! ». Cela fait toujours plaisir de se savoir attendues 😉
Aujourd'hui, j'ai deux SUPER-SURPRISES pour les enfants :
- Je suis venue avec Marine, mon éditrice, qui s'occupe avec un enthousiasme prodigieux de la collection Lune Bleue et de ses nombreux auteurs.
- J'ai apporté un nouveau Super-Angèle et Natsou qui n'est pas encore sorti...
Eh oui, c'est encore Noël après Noël :

Le voilà, tout beau, tout neuf, encore tout chaud des presses de l'imprimerie !
Les enfants sont ravis. Mais Camille prend soin de préciser que la maîtresse en détresse, ce n'est pas elle 😉
Marine explique son métier d'éditrice aux enfants, sa connaissance de la collection, son regard critique sur les textes, son accompagnement des auteurs, ses conseils...
Nous voyons ensemble tous les détails d'un livre : sa couverture, sa quatrième de couverture (ou plat 4), son titre, le nom de la collection, de l'auteur ou de l'autrice, de l'illustrateur ou de l'illustratrice, de la maison d'édition...
C'est en effet l'ensemble de tous ces éléments qui font la matérialité du livre.
Mais maintenant plongeons à l'intérieur : des illustrations (il faudrait pouvoir disserter sur le bonheur des enfants face aux images, hélas le temps nous manque...), une histoire, des personnages, des paroles placées dans des bulles. Tout est en place et attend d'être découvert par les enfants.
Les élèves ont lu les aventures de tous les héros de la collection Lune Bleue, chez eux, pendant les vacances de Noël et ils sont nombreux et enthousiastes à vouloir raconter les péripéties de Lou ou bien de Ruby ou encore d'Ursule la Lapine. C'est tellement chouette de voir comme tous ces personnages les accompagnent et les font rire pour de vrai, comme ils disent.
Et maintenant, tada : vient le grand tirage des cartes ! Au programme cette fois-ci :

Alors, comment trouver un lien entre un cirque et une plage ? Un parapluie et une horloge ? Et que vient faire là le mot TRÉSOR ? Et quelle est la relation entre Super-Angèle et son shiba inu Natsou et Ruby la Licorne ?
Il faut se creuser les méninges, déployer son imagination, laisser s'exprimer toute son inventivité, créer des associations, jouer sur les différentes acceptations des mots, ne pas se contenter des premières idées qui passent en tête. Une horloge est-elle un instrument qui donne le temps ou bien un endroit où se cacher ? Trésor est-il toujours synonyme d'or et d'argent ou bien est-ce un petit mot affectueux ? Un parapluie protège-t-il toujours de la pluie ou sert-il parfois à donner des coups ?
Nous réfléchissons, mettons nos idées en commun, choisissons les meilleures, les plus originales, les plus drôles, les plus inventives. Bref, nous faisons un vrai travail d'écrivain !
C'est du boulot l'écriture : pas d'épiphanie, la tête penchée sur des pages allumées à la bougie pendant la nuit, non, écrire, c'est de la concentration, des efforts, de la persévérance et enfin la joie quand l'inspiration se fraie jusqu'à nous un chemin...
Mais revenons à notre atelier : nous entamons à présent le travail sur l'ardoise qui consiste cette fois-ci à donner le nom du méchant. C'est important de baptiser ses personnages, ça leur donne une existence, et un peu de chair et de sang aussi.
Petit à petit, le récit prend forme, les actions s'enchaînent avec cohérence et fluidité, une tension narrative s'installe, on tremble avec nos héros et à la fin... l'histoire existe bel et bien, chorégraphie soignée et joyeuse de mots et de phrases !
Camille n'en revient pas du travail des enfants : ils polissent les aventures, inventent des rimes, travaillent la forme, déplient leur vocabulaire et tout cela en quelques heures !
Chapeau les petits, vous n'avez pas démérité, bien au contraire !


